Vignes du bourg

Architecture, Maitrise d’oeuvre / mission complète, Livré / Novembre 2015 – Décembre 2016 / Nantes / Atelier Fil / Commande privée, budget 60 000€


Les propriétaires d’une maison dans le quartier Chantenay à Nantes souhaitent disposer d’une chambre supplémentaire et d’un bureau, afin de réorganiser l’agencement de leur maison et l’adapter aux modifications de leur modes de vie. La famille, constitué d’un couple et de deux jeunes enfants, est un peu à l’étroit dans cette maison ancienne de 85m².

La maison d’origine présente de beaux volumes intérieurs en rez-de-chaussée avec une pièce traversante et lumineuse regroupant les fonctions collectives du foyer (cuisine, salon, salle à manger), mais un étage sous combles assez exigu, avec deux petites chambres et une salle de bain.

Le projet s’adapte aux nombreuses contraintes d’urbanisme d’un milieu bâti dense, tirant avantage au maximum des hauteurs, reculs et relations de voisinage, pour venir se lover entre les murs périphériques existants et la maison d’origine. Il se développe autour d’un patio qui transforme la cour arrière et offre un nouvel espace extérieur plus intime, en contrepoint du jardin avant, qui donne sur un espace partagé entre les différents propriétaires de l’îlot.

Il est relié à la maison d’origine par une ouverture généreuse dans le pignon, et permet une dilatation du salon existant, et de nouvelles perspectives. Réalisée en ossature bois, l’extension se pare d’un bargade métallique gris clair, créant un écrin précieux pour abriter les nouveaux espaces tout en se détachant de la maison d’origine. Ainsi l’ancien et le nouveau se cotoient sans prétention.

 

 

Ilôt du moulin

Urbanisme, Etude en vue d’une urbanisation, En cours / Mars-Décembre 2016 / Ilôt du moulin, R / Atelier Fil associé à Campo (paysagiste mandataire), ECR (VRD) / Commande commune de Riaillé


La commune de Riaillé a lancé une étude sur l’îlot du Moulin, îlot stratégique à l’entrée de son bourg. L’Atelier Campo, est mandaté pour cette étude, en co-conception avec l’Atelier Fil, et accompagné du bureau d’étude ECR pour la partie VRD

Il s’agit d’imaginer le devenir de l’îlot du Moulin en vue de la venue potentielle d’un aménageur. Nous nous appuyons pour cela sur les qualités existantes du site : vues lointaines sur la vallée de l’Erdre, qualités urbaines de centre-bourg, dynamiques sociales.

Le contexte de l’îlot du Moulin est particulier de par sa position stratégique, d’îlot non bati, en entrée de bourg, s’interposant ainsi entre une urbanisation périphérique, caractérisée par le classique tissus pavillonaire et l’urbanisation centrale et ancienne, riche d’un patrimoine bati et urbain à mettre en valeur.  Un partie de ce patrimoine est néamoins en dégradation et déficit d’usage.

Ainsi, l’îlot du Moulin a les capacités, de par sa position :

– de relier les quartiers d’habitat, proches du centre-bourg, mais déconnectés, avec celui-ci. Améliorant par là même les condictions de vie des habitants de Riaillé
– de remettre en tension les polarités urbaines composant le bourg aujourd’hui, et de les articuler par des cheminements doux et une urbanisation cohérente.
– d’offrir depuis son intérieur, zone non urbanisée, une ouverture «publique» sur le grand paysage, la topographie créant des vues d’une grande qualité sur la ruralité environnante.
– de rendre ainsi la commune plus attractive et d’éviter l’abandon d’un patrimoine intéressant.
– de fédérer les acteurs sociaux de la commune autour d’un projet commun.

L’étude va permettre de produire un « guide » et de mettre en place des outils réglementaires qui garantirons la cohérence d’ensemble et une vision partagée pour le centre-bourg de Riaillé de demain.

 

 

 

 

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Diagnostic

 

 

Synthèse des enjeux
Synthèse des enjeux

Quartier de Preux

Urbanisme, Etude préliminaire, Livré / Janvier-Septembre 2015 / Quartier de Preux, Saint Herblain / Atelier Fil associé à Campo (paysage), TRIBU (environnement), PreAU (économie), et au Collectif Fil (R&D) / Commande ville de Saint Herblain


 

La ville de Saint Herblain a missionné les trois équipes lauréates du concours Europan 12 sur le quartier de Preux pour réaliser une étude de faisabilité urbaine, de janvier à septembre 2015. La maitrise d’ouvrage formule une demande particulière qui est de répondre à une urgence d’intervention, et l’absence de financements spécifiques.

Pour cela, l’Atelier Fil a choisi de travailler en partenariat avec le Collectif Fil, pour développer des outils de dialogue avec l’ensemble des acteurs et mettre en place une démarche de recherche sur des dispositifs urbains. L’Atelier Fil travaille également avec l’atelier de paysage CAMPO, le bureau d’étude TRIBU, et le bureau de programmation urbaine PREAU. En retravaillant autour du projet Permaculture, l’équipe a exploré et développé des outils adaptés pour guider Preux vers une métamorphose conciliante, économe et évidente. La dynamique profondément participative, s’appuie sur le temps long de l’urbanisme tout en étant prête à intervenir immédiatement, afin de saisir les opportunités de transformations du quartier dont la situation et la dimension le privent de toute aide nationale pour son rajeunissement.

 

 

La place Leo Lagrange en chantier

Bureau-Buanderie

Programmation et préfiguration, Conception d’un aménagement intérieur / Décembre 2015 / Vertou / Collectif Fil / Commande privée


Ce projet propose l’aménagement d’un ancien garage en double espace : un espace de vie bureau, bibliothèque, et un espace fonctionnel, buanderie. La commande stipulait d’intégrer un grand nombre de rangements, tout en créant deux espaces distincts de bureau.

Il s’agit ici d’optimiser l’espace, et d’imbriquer les volumes de rangement avec des volumes  aérés, améliorant le confort de la pièce. Le plancher actuel est ramené sur la moitié de sa surface, dégageant une double hauteur sur la pièce de vie et conférant une lumière zénithale supplémentaire.

Une des parois de la pièce est aménagée en bibliothèque-escalier, intégrant un bureau au rez de chaussée et un nouvel espace de bureau en mezzanine à l’étage.  Une trame régulière permet de rythmer cette façade intérieure.

Nous réalisons des plans didactiques, permettant aux clients de réaliser eux-mêmes cet aménagement intérieur.

 

 

Green Week

Installation & scénographie, Co-conception avec le studio Katra, Co-réalisation avec les habitants du quartier des Ponts, Livré / Aout-Octobre 2015 / Cité des congrès, Nantes / Colletif Fil invité par le Studio Katra (Design), Commande Cité des Congrès,


En partenariat avec le Studio Katra, agence de design nantaise, pour qui «le vrai pouvoir du Design ne se limite pas à la confection de produits ou de services fonctionnels, esthétiques et couronnés d’un succès financier, mais implique de communiquer avec le monde et de l’inspirer positivement par le biais de valeurs justes et stimulantes.»

Pour cela, la scénographie de K.nopée, pour l’évènement Green Week, qui a eu lieu à Nantes du 22 au 24 octobre 2015, a été conçue à partir de matériaux de récupération, glanés localement de Nantes à Savenay, auprès de ressourceries, d’entreprises et de particuliers. Le Studio Katra et le Collectif Fil, au sein de la Nizanerie, ont travaillé ensemble à son élaboration, partageant leurs compétences de design et de mise en œuvre.
Le partage des idées et des compétences est pour nous le meilleur moyen de faire le monde à notre image, pour le bien être commun et l’amélioration de la vie.

C’est donc au cours d’ateliers publics gratuits que le mobilier a été construit, dans l’espace public de la rue Paul Nizan à Nantes. Les habitants et les passants sont devenus des bricoleurs d’un jour et ont partagé leur savoir grâce à des temps d’apprentissage et de réalisation collectifs. En échange de leur temps, ils découvrent le design inventif du réemploi, qu’ils peuvent mettre ensuite à profit pour eux-mêmes ou pour d’autres.

Pendant quatre sessions, du 18 septembre au 11 octobre, ils ont appris à scier, à visser, à percer, à assembler, à poncer … échanger leurs savoirs faire, intuitifs ou plus scientifiques, au service de ce projet atypique.

Ce projet collectif a été exposé à la Cité des Congrès, comme première étape d’un processus sur le long-terme. L’ensemble des éléments créés n’a pas été jeté, au contraire il a commencé une nouvelle vie auprès des associations et des particuliers qui l’ont souhaité : dans la rue Paul Nizan, dans le salon d’habitants du quartier, dans des lieux associatifs locaux, des espaces publics … L’histoire ne fait que commencer !

 

 

Extension à La Turballe

Architecture, Maitrise d’oeuvre / mission complète, En cours / Février 2015 / La Turballe / Atelier Fil / Commande privée, budget 35 000€


Le projet de cette annexe doit répondre aux enjeux suivants : disposer d’espaces de rangement supplémentaires pour cette ancienne maison de pêcheur devenue maison de famille, ayant fait l’object d’une extension quelques années auparavant, et venir valoriser un patrimoine ancien sans le dénaturer.

L’annexe doit permettre de ranger nombres d’éléments (vélos, matériel de pêche, de jardin, de peinture, toiles et oeuvres artistiques …), sur une surface réduite et selon un plan triangulaire, avec un accès unique depuis la rue d’une largueur de 1.08m.

Le travail a porté sur la matérialité de cette annexe, afin qu’elle devienne un véritable élément de valorisation du paysage depuis la rue et depuis l’intérieur de la parcelle. Son aspect obligatoirement déstructuré de par son plan triangulaire a conduit la réflexion sur l’ensemble de la volumétrie. La présence d’un mur haut en pierre de qualité a également guidé l’implantation du bâtiment, un travail sur les pentes de toît et les ouvertures sur la rue ont façonné le bâtiment, comme un réel élément architectural.

Finalement, le choix du bardage s’est arrêté sur le zinc, dont l’aspect brut et foncé s’intègre particulièrement bien avec les toît d’ardoises environnant.

L’intervention est forte, mais mesurée, et l’originalité de la proposition lui confère un statut à part dans cette rue tranquille et pleine de charme. Loin de s’imposer, elle participe à la cohérence de la séquence globale de la rue.

 

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Loge de Loire

Le concours des Loges de Loire propose d’imaginer des micro-architecture qui ponctueront le parcours de la Loire à vélo, itinéraire longeant le fleuve sur plus de 800km. Il propose de réinterpréter le figure de la loge de vigne, petite maisonnette réduite à sa plus simple expression qui accueille le vigneron pour sa pause méridienne ou le vagabond à la recherche d’un abri pour la nuit.
Notre projet place le parallélépipède imposé à la verticale et en conserve la volumétrie la plus stricte. A l’intérieur une seconde peau en saule se plie et se tord pour offrir au cycliste exténué une expérience corporelle et sensitive originale. La référence est celle de l’arbre creux, figure centenaire dont les formes semblent polies par des animaux venus nicher.

  • Microarchitecture
  • Février 2015
  • Rives de la loire
  • Concours ouvert international, MACentre, Mission Val de Loire patrimoine mondiale de l’UNESCO

Loge de Loire - Plans

Loge de Loire - Coupes

 

Fatigué par une longue journée sur la route,
envie de se reposer, de se protéger.
Un large tronc face à la Loire,
abri en bois brûlé dont sort la lumière,
ses racines de saule émergent à la surface.
On y accroche son vélo, on se décharge de ses sacoches et de ses vêtements humides dans les aspérités de l’écorce,
on s’allège.
On se hisse au sec dans cet arbre creux, on perd le contact du sol et on se blottit dans les noeuds du bois,
quitte à garder la tête dans les nuages.

On prend de la hauteur sur ces berges de Loire que l’on foule depuis des heures, on prend du recul sur les kilomètres parcourus.
on s’écoute.
Dans ce nid confortable, c’est un autre rapport au voyage qui se passe. C’est un temps d’arrêt, une pleine conscience du temps fl euve qui n’est
plus cette contrainte de tous les jours, du rapport à notre corps que l’on écoute enfi n et pleinement. Liberté et apaisement, dans un cocon de
bois clair, enveloppé de la lumière du ciel.
Dehors, c’est un monolithe sombre, énigmatique
Dedans, c’est un nid qui laisse rêveur.

 

Loge de Loire - Maquette

Loge de Loire - Perspective intérieure

Loge de Loire - Perspective extérieure

Halles de France

Implanter un marché des meilleurs ouvriers de France sur l’île de Nantes, dans le parc des machines, tel est l’ambition de Mr D. Le Collectif Fil est chargé de donner à voir en image cette proposition, de mettre en lumière son intégration dans l’espace urbain, et d’y adjoindre une réflexion programmatique sur l’espace public, la programmation intérieure du marché étant déjà définie. L’occasion pour le Collectif d’imaginer des dispositifs sur la frange du marché, de le penser comme un catalyseur urbain.

  • Urbanisme
  • Octobre 2014
  • Ile de Nantes
  • Communication sur les intentions d’un projet, accompagnement et conseil à la programmation et à l’intégration urbaine.

.Un quartier en construction

La Halles des chantiers propose un projet qui fait le lien entre le parc des chantiers, le quartier de la création et le nouveau quartier de la Prairie au duc, dans lequel sont attendus près de 3000 habitants en 2025. Une zone de rencontre conviviale à la croisée des quartiers pour les étudiants, actifs, nouveaux habitants et autres usagers, qui permet de vivifier un quartier en construction où tout est à imaginer. La programmation du marché ambulant est à définir avec les différents acteurs du quartier et en complémentarité de l’offre existante.

Implantation du marché Halle de France

.Des programmes citoyens, collaboration d’usages et de temporalités différentes

Un marché a cette capacité à dynamiser l’espace urbain et permet de faire collaborer des échelles de temps et d’usages différents. Le marché intérieur des meilleurs ouvriers de France, quotidien, est accompagné d’un programme de marché ambulant hebdomadaire, qui propose la mise en place de dispositifs déployables sur les contours extérieurs du marché. Ceci permettrait d’accueillir des commerçants ambulants, mais aussi des initiatives citoyennes, capable d’animer l’espace public. Ces espaces modulaires permettent d’introduire une échelle de proximité et de ressource pour les habitants, dans ce site d’exception. Enfin, la présence de ce nouvel équipement devient le support d’évènements citoyens ou autour du bien mangé, à plus grande échelle et en lien avec la présence toute proche des Nefs des machines. Accompagnant l’accueil déjà existant d’évènements culturels sous les nefs, le programme a la possibilité de se déployer sur une surface plus grande.

Halles de France marché à Nantes

.Sol et continuités urbaines

Le projet d’implanter un marché sur l’actuelle esplanade des riveurs s’accompagne d’une réflexion sur le sol du parc, déjà très riche. L’implantation propose de voir le marché comme un catalyseur de vie dans ce futur quartier en construction, qui vient s’intégrer à une trame de sol déjà fortement marquée, et l’animer de flux. Une rue intérieure au marché s’appuie sur le sol existant et permet d’intégrer les flux qui relient le parc des machines aux futurs quartiers résidentiels. Des passages transversaux sont également favorisés par la nouvelle architecture.
Requalification des espaces ’implantation permet de requalifier l’espace public existant en plusieurs espaces publics articulés autour du marché. L’échelle humaine est ainsi retrouvée et les espaces sont dédiés à des usages complémentaires. Parvis des riveurs, pour la place ouverte, patio des Halles, plus intime, quai des nefs, allées des ateliers…

Permaculture

Répondre à l’appel à projet Europan est pour Fil, l’occasion de synthétiser et de faire entrer en résonance une année de travail sur des projets au sein du Collectif, avec d’autres visions et concepts développés par d’autres équipes européennes. Des projets de terrain comme la Nizanerie, co-construction d’un espace public et mise en place d’un réseau de projets sur un micro- territoire, ont permis de nourrir la démarche europan. Ainsi, Permaculture développe une méthodologie cohérente avec la démarche qui se met en place simultanément au sein du Collectif et nous permet de répondre au thème de la ville adaptable, et d’élargir nos réflexions.
Aujourd’hui, une phase pré-opérationnelle est en train de se mettre en place avec la ville de Saint Herblain qui consulte les trois équipes lauréates, afin de les remettre en concurrence.
  • Urbanisme, Concours d’idée
  • Avril-juin 2013
  • Quartier de Preux, Saint Herblain
  • Concours d’idée ouvert aux jeunes équipes d’architecte avec la volonté d’impulser des démarches innovantes pour la fabrication de la ville. Projet lauréat « runner up »

 

.Une méthodologie dynamique

Construire avec l’invisible dans une ville en renouvellement constant, en projet, créer une (re)génération de la ville soutenable très économe en énergie et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques , mettre en relation les notions d’écologie, de paysagisme, de philosophie en lien avec les observations de terrain…tout un programme de permaculture que nous nous proposons d’inventer à Preux.

Nous proposons une méthodologie dynamique, pour un projet urbain défini mais non figé, qui prend en compte la complexité urbaine :

. En termes de temporalités, dans une considération du temps court dans le temps long de l’urbanisme;

. En termes d’acteurs, confrontant les intérêts privés au projet collectif

. En termes d’espace, en dialoguant entre les différentes échelles, de l’échelle “micro” au projet d’ampleur;
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.Quatre leviers

La méthodologie est définie à partir de plusieurs leviers identifiés en croisant les problématiques urbaines propre à la commune de Saint Herblain et celles spécifiques au quartier de Preux.

 

Multiplier les polarités et répartir les vitesses

Répartir et animer les polarités
Espacer les vitesses au lieu de les juxtaposer sur le même axe. Utiliser les infiltrations internes pour les vitesses plus douces.
Mailler le territoire pour connecter les vitesses entre elles et les relier aux points nodaux de transition de vitesse.
La diversification des vitesses doit être accentuée.

 

Saisir les vitesses et gérer leurs transitions

Saisir les vitesses rapides qui passent dans St Herblain
Activer les portes d’entrée des quartiers et identifier les ruptures de charges de ces vitesses.
Utiliser les portes d’entrée comme des transitions de vitesses et de rythmes urbains.
Lier les ruptures de charges à la maille diffuse de mobilité (comme les connexions piétonnes aux arrêts de tram et de C3)pour s’adapter aux vitesses.

 

Penser la ville par le vivant

Renforcer les continuités paysagères et aménager les écotones pour absorber les infrastructures.
Développer un paysage urbain évolutif et infiltré par le vivant.
Préserver le végétal et le ramifier le végétal en densifiant les surfaces imperméables.
Préserver les surfaces perméables qui régulent les îlots de chaleurs urbains et la gestion de l’eau.

 

Redonner de l’identité au monofonctionnel

Apporter de nouveaux usages dans les poches monofonctionnelles.
Mettre en perspective les repères paysagers et bâtis.
Laisser l’imaginaire et la mémoire apparaitre ou se réinventer.

 

.Dynamiques : transect et phasage

Face aux enjeux du site et du thème, notre positionnement a été de proposer une méthodologie dynamique qui part des problématiques locales et se base sur un processus itératif. Nous proposons l’auto-reconstruction du quartier de Preux, à partir d’éléments déclencheurs de plusieurs dynamiques urbaines, dans une logique de renouvellement permanent.

La force de ces dynamiques, de ces processus, réside dans le fait qu’ils ne soient ni dépendants les uns des autres, ni dépendants d’un phasage d’aménagement d’ensemble, mais qu’ils se nourrissent entre eux et se recoupent de manière complémentaire. Autour de 4 processus nous proposons des réponses pour le quartier mais elles ne sont pas exhaustives. Ces premiers processus ne demandent qu’à être enrichis par d’autres initiatives.

Les processus s’initient et se constituent autour du temps court de l’évènement et du quotidien face au processus lent de l’échelle macro, de l’imbrication des dynamiques du territoire avec les particularités du quartier, et d’une mise en confrontation des intérêts privés et collectifs. Illuminer des polarités pour inclure le quartier dans un tissu urbain global, tout en refusant le présupposer le devenir local des polarités identifiées.

Reconsidérer qu’une ville n’est jamais finie, en chantier continu, donne sa chance à la négociation, et à la possibilité d’altération des projets urbains grande échelle par l’échelle vécue, vers une cohérence du vivre ensemble.

1 Intensification fertile vers le grand paysage
2 Absorber les territoires inertes et les infrastructures
3 Repenser la proximité
4 Art de vivre Preusien

 

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.4 L’art de vivre Preusien

Nous avons intitulé une des dynamiques « L’Art d’habiter Preusien ». Elle s’articule autour de la question du logement, et des espaces partagés, en s’appuyant sur les manières de vivre à Preux.

 

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Place de Preux : court terme, moyen terme, long terme.

Court Terme : Restituer et discuter

Sur la place de Preux, pivot de l’imaginaire du quartier, une réflexion est menée sur l’évolution de l’architecture en accord avec les usages et aspirations des habitants. Un lieu de réflexion, témoin de la rénovation du quartier, s’installe en rez-de-chaussée de la Place. Il permet d’informer et de discuter sur 2 grands thèmes :
La réhabilitation des logements, à la fois thermique et de travail sur les typologies.
L’espace public et partagé, l’interaction des RDC avec ces espaces.

Les commerces veulent quitter la place de Preux et s’installent sur la rue Pablo Neruda. Les rez de chaussée peuvent être ainsi réactivés et questionnés, avec le logement, ou les espaces communs.

 

Moyen terme : Apprivoiser

Grâce aux discussions et à la réflexion menée dans le logement témoin, un premier aménagement paysager est mis en place sur la place de Preux, tout en favorisant l’appropriation de l’espace public par les habitants, en espace de jardins ou espaces communs en pied d’immeuble.
Ainsi le statut de l’espace public et ses usages est questionné en testant des propositions.

La réhabilitation des logements est amorcée, avec la présence d’une opération tiroir, la construction de nouveaux logements sur Pablo Neruda et le déplacement des populations. Ainsi les premiers travaux peuvent commencer. Le lieu témoin devient un lieu d’information sur les travaux également.

La place de Preux s’inscrit sur un axe structurant Est-Ouest relié à d’autres polarités au sein du quartier, notamment sur Léo Lagrange avec la mutation des bâtiments communs.

– Le long de la liaison verte et en parallèle des interventions sur les logements, les placettes de Preux sont requalifiées et des rez de chaussés s’ouvrent sur ce nouvel axe passant. Un lien est travaillé entre les espaces semi-privés appropriables par les habitants et l’espace public.

 

Long terme

La réhabilitation des logements s’étend.
Certains habitants trouvent un nouveau confort qui répond mieux à leurs besoins dans des logements à typologie différentes, place de preux ou à proximité dans le quartier.
Au gré des rénovations thermiques, les typologies existantes sont parfois redivisées parfois groupées pour former des colocations.

Ce qui aura été testé, conçu, discuté, sur la place, pourra s’exporter, inspirer et alimenter d’autres espaces, notamment le long de l’axe structurant, dans les cours d’immeubles, ou au pied des habitations.
La place de Preux deviendrait de plus en fertile avec les activités de rencontre, diverses et variés, les espaces communs créer en rez-de chaussée, les espaces de jardinages appropriés.

– La liaison verte se développe le long des bâtiments de la Place léo Lagrange. Dans cet ensemble bâti à reconvertir ont été installées des serres communes, et s’y ajoute une crèche d’entreprises tournée vers la Z.A. couplée à une maison de quartier, lieu d’activités périscolaires. Un appel est lancé pour la mise en place de pépinières pour jeunes entreprises.

Cette réflexion alimente la mutation des placettes (telle que louise michel), de garages autour qui évoluent dans le cadre d’un scénario parallèle autour de la question du stationnement.

 

Balanou

Balanou, avec son nom de petit nain qu’on ne rencontrerait qu’à la pleine lune dans la forêt de Quenécan, est un projet d’extension et d’aménagement intérieur d’un penty breton. Un nom rêveur pour imaginer un penty en retrouvant ce qui lui manque -luminosité, légèreté et utilité- pour réaliser
deux maisons conjointes en une et ouvrir sur la prairie au Nord.
  • Architecture, Commande privée
  • Décembre 2012
  • Tréguennec, Plonéour Lanvern
  • Mission d’accompagnement sur la définition du programme et des espaces, ainsi que la conception architecturale & réalisation travaux

 

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.Patrimoine

Aujourd’hui, à Balanou, la plupart des constructions alentours s’inscrivent esthétiquement dans le même registre que le penty, c’est à dire des constructions en moellons, sur des terrains arborés délimités par des murets en pierre de moins d’un mètre de haut.

Le bourg cherche à accueillir des nouveaux habitants et se densifier tout en respectant et en préservant l’organisation actuelle qui en fait son charme, c’est à dire en continuant la construction de bâtiments en bord de route, pour préserver son environnement naturel. Elle tente de mettre en place un P.L.U. depuis 2001 pour encadrer son évolution, mais en l’absence d’un tel document, l’évolution n’est aujourd’hui pas encadrée, et on s’appuiera sur les droits à construire et sur l’architecte des bâtiments de France pour établir le projet.

 

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.Modification de l’existant

Le projet comporte deux interventions qui ont toutes deux pour but de revaloriser un patrimoine déjà qualitatif mais qui présente des lacunes d’usage incombant à la destination de location du bâtiment. Ainsi, il est apparu nécessaire d’ouvrir la façade Nord pour apporter une lumière douce et diffuse dans l’habitation qui ne comporte que de petites ouvertures au Sud. De plus ces ouvertures permettent d’instaurer un dialogue avec le paysage de prairie existant au Nord.

En deuxième lieu il est apparu nécessaire d’installer une salle de bain supplémentaire et d’intervenir sur l’espace situé entre la remise, la chaufferie et l’extension du penty afin de revaloriser l’espace et les bâtiments. Par souci d’intégration au paysage existant, l’extension et les nouvelles ouvertures sur la façade Nord sont définies en termes volumétriques et esthétiques de manière à ne pas bouleverser l’organisation actuelle, tout en proposant une écriture contemporaine.

 

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.Extension contemporaine

L’extension s’intègre entre les bâtiments existants de la remise, et du penty, et vient recouvrir la chaufferie existante qui ne présente aujourd’hui aucune qualité esthétique.

Un langage architectural simple viendra marquer la contemporanéité du projet voulu par les propriétaires. Les volumes, bien que découpés, reprennent les pentes de toit existantes afin de mieux réaliser la liaison entre la remise et le penty. Le bois a été retenu comme matériau principal de cette extension, de par sa facilité de mise en œuvre, la propreté de son chantier en filière sèche, et son inscription dans une volonté de développement durable de la construction.

Le projet se décompose en plusieurs bandes juxtaposées. Au nu du mur de pierre de la remise sera installé un escalier en métal et en bois permettant l’accès à un espace d’observation du paysage à hauteur de l’extension. La bande suivante abrite la salle de bain, et le bardage en tasseau de bois de 45x45mm viendra se retourner pour habiller la chaufferie existante et couvrir le sol de la nouvelle terrasse offerte au Sud pour les futurs locataires. La dernière bande abrite les sanitaires et vient de la même manière aménager la terrasse et conférer à l’ensemble du projet une unité de traitement qui permet son intégration. Le rideau végétal existant entre la rue et la maison sera conservé pour garder une distance avec la route et préserver l’intimité des espaces extérieurs.

La liaison transversale entre chaque bande sera réalisée en polycarbonate, afin d’apporter toute la lumière nécessaire à l’utilisation de la pièce, tout en préservant l’intimité des occupants. Ce traitement de la tranche étant réalisé parallèlement au pignon, il est peu visible depuis la rue, mais il confèrera une grande qualité d’éclairement au coeur du projet.